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Compléments au millepertuis : ce qui est efficace et ce qu’il faut surveiller

Homme à la table du petit-déjeuner avec un flacon de millepertuis, une tisane et des fleurs jaunes
Les usages du millepertuis les mieux étayés concernent des extraits oraux standardisés précis, et non toutes les tisanes, gélules ou préparations de plante entière vendues en rayon.

Résumé

Le millepertuis est un complément à base de plantes issu d’Hypericum perforatum. Les données les plus solides concernent certains extraits oraux standardisés pour les symptômes ou épisodes dépressifs légers à modérés, tandis que les données sur la dépression sévère et de nombreux autres usages mis en avant sont plus faibles ou insuffisantes.

Ses bénéfices dépendent fortement du produit. Il ne faut pas supposer que les tisanes, teintures, huiles topiques et produits génériques de plante entière agissent comme les extraits secs étudiés. La principale préoccupation de sécurité est un risque d’interactions médicamenteuses particulièrement important, car le millepertuis peut réduire l’efficacité de médicaments tels que les contraceptifs oraux, les traitements antirejet, les anticoagulants, les traitements du VIH, la digoxine et certains anticancéreux.

Solidité des preuves scientifiques : Forte Modérée

En bref

À quoi sert-il ?

Les preuves les plus solides concernent certains extraits oraux standardisés pour la dépression légère à modérée ou les symptômes dépressifs.

Formes disponibles

Il est vendu sous forme de tisane, gélules, comprimés, teintures, extraits liquides, extraits standardisés, huiles et produits topiques.

Interactions

Il peut interagir avec les compléments sérotoninergiques et de nombreux médicaments en raison d’effets importants sur des enzymes et des transporteurs, notamment les contraceptifs oraux, la warfarine, les traitements antirejet, les traitements du VIH, la digoxine et certains anticancéreux.

Effets indésirables

Les effets indésirables rapportés sont souvent légers et peuvent inclure des troubles digestifs, des vertiges, de la fatigue ou de la somnolence, ainsi qu’une photosensibilité.

Autres bénéfices possibles

Les usages traditionnels comprennent l’épuisement mental passager, les irritations cutanées légères, le soin des plaies, les troubles gastro-intestinaux légers et l’agitation nerveuse avec difficultés de sommeil.

Statut réglementaire

Aux États-Unis, il s’agit d’un complément alimentaire botanique. En Europe, certaines préparations sont couvertes par des monographies sur les médicaments à base de plantes, avec un usage bien établi reconnu pour certains extraits secs standardisés et un statut d’usage traditionnel pour plusieurs autres indications.

Ce que l’on sait déjà

Ce que c’est. Le millepertuis est avant tout un complément à base de plantes, issu d’Hypericum perforatum, et non un nutriment comme une vitamine ou un minéral. Ce qui est raisonnablement établi est plus restreint que ne le laisse penser son marketing : les données cliniques les plus constantes concernent certains extraits oraux standardisés utilisés pour des symptômes ou épisodes dépressifs légers à modérés. Les données sont plus faibles pour la dépression sévère, et restent limitées ou insuffisantes pour beaucoup d’autres usages mis en avant. En pratique, les données en faveur de la plante sont réelles, mais surtout pour des types d’extraits précis et non pour l’ensemble des produits vendus au détail. NIH ODS — Dietary Supplements Overview; NCCIH — St. John’s Wort; Systematic Reviews — Apaydin et al.; Cochrane Review — St John’s wort for major depression

Pourquoi les produits diffèrent. Sur le plan chimique, le millepertuis contient de l’hypéricine, de la pseudohypéricine, de l’hyperforine et des flavonoïdes. Les anciennes standardisations mettaient souvent l’accent sur l’hypéricine, mais des travaux plus récents suggèrent que l’hyperforine contribue fortement à la fois à la pharmacologie antidépressive et à de nombreuses interactions médicamenteuses. Cela aide à expliquer pourquoi des produits contenant des quantités similaires de plante peuvent se comporter différemment en pratique : la méthode d’extraction, l’origine de la plante et le profil des constituants comptent. La sécurité est plus claire sur un point crucial : le millepertuis peut induire CYP3A4, CYP2C9, CYP2B6, CYP2C19 et la glycoprotéine P, ce qui peut réduire l’exposition à de nombreux médicaments et rendre son usage en automédication particulièrement risqué par rapport à la plupart des compléments. EMA HMPC Monograph — Hypericum perforatum; Journal of Pharmacy and Pharmacology — Hyperforin and Hypericin Review; PMC Review — Hyperforin and Interaction Risk

Résumé des recherches scientifiques pertinentes

Bénéfice dans la dépression légère à modérée — Cochrane Review

Dans 29 essais portant sur 5 489 patients, Cochrane a constaté que les extraits de millepertuis étaient plus efficaces que le placebo et d’une efficacité comparable à celle des antidépresseurs standards, avec moins d’effets indésirables au total. La revue a aussi noté des variations importantes entre les pays et les caractéristiques des études ; ces résultats ne doivent donc pas être généralisés à tous les produits vendus au détail. Cochrane Review — St John’s wort for major depression

L’efficacité dépend du produit — Apaydin et al.

Cette revue systématique a conclu que la monothérapie par millepertuis était supérieure au placebo et, dans la dépression légère à modérée, ne différait pas de manière importante des antidépresseurs standards pour l’amélioration des symptômes. Elle a aussi souligné que des extraits largement étudiés, comme LI 160, représentent une grande part de la base de preuves, ce qui renforce l’idée que les données cliniques concernent des préparations standardisées précises. Systematic Reviews — Apaydin et al.

Mise à jour globalement favorable mais limitée — Zhao et al. 2023

Une méta-analyse de 2023 portant sur 14 essais et 2 270 patients a signalé une réduction des symptômes dépressifs par rapport aux ISRS et une tendance à moins d’effets indésirables, mais l’hétérogénéité était importante. Le sens général des données restait favorable, tandis que les différences de méthodes d’étude, de produits et de populations limitaient le degré de certitude. Advances in Clinical and Experimental Medicine — Zhao et al. 2023

Les autres usages restent incertains — NCCIH

Le NCCIH identifie Hypericum perforatum comme plante source et indique que les données suggèrent qu’elle peut aider en cas de dépression légère ou modérée, tandis que les preuves restent insuffisantes pour d’autres affections. Il souligne aussi que la plante peut interagir avec de nombreux médicaments de manière dangereuse, parfois potentiellement mortelle. NCCIH — St. John’s Wort

Les études d’interaction chez l’humain montrent des effets marqués — Pharmacokinetic Studies

Des études de référence chez l’humain ont montré que le millepertuis peut réduire fortement l’exposition aux médicaments. Chez des volontaires sains, l’exposition à l’indinavir a chuté d’environ 57 %, et une autre étude a observé une baisse de l’exposition à la digoxine et des concentrations résiduelles. Ces résultats expliquent pourquoi le risque d’interaction domine la discussion sur la sécurité plus que les seuls effets indésirables classiques. PubMed — Indinavir Interaction Study; PubMed — Digoxin Interaction Study

Croyances, mythes et allégations non prouvées

Mythe : c’est un nutriment pour l’humeur

Le millepertuis n’est pas un nutriment au même titre que la vitamine D, le magnésium ou le fer. Dans la réglementation américaine des compléments, il relève de la catégorie des compléments alimentaires botaniques, et il faut le considérer comme une préparation végétale pharmacologiquement active plutôt que comme un simple soutien en cas de carence. NIH ODS — Dietary Supplements Overview; NIH ODS — Botanical Supplement Category

Mythe : toutes les formes se valent à peu près

Les preuves pour la dépression proviennent surtout d’extraits secs standardisés précis, et non de tisanes, de poudres de plante entière, de teintures ou d’huiles topiques. L’article souligne aussi qu’une étiquette mettant en avant l’hypéricine ne garantit pas un produit antidépresseur bien caractérisé, car l’hyperforine semble très pertinente à la fois pour l’effet et pour le risque d’interaction. EMA HMPC Monograph — Hypericum perforatum; Systematic Reviews — Apaydin et al.; PMC Review — Hyperforin and Interaction Risk

Mythe : naturel signifie peu risqué et utile dans de nombreux cas

Le millepertuis est présenté comme l’un des exemples les plus clairs où « naturel » ne veut pas dire sans risque, car il peut diminuer l’efficacité de médicaments importants. Les allégations concernant l’anxiété, le TDAH, le SCI, le TOC, l’arrêt du tabac, l’équilibre hormonal ou l’aide générale au sommeil sont décrites comme incertaines ou non étayées, sauf si elles reposent sur des données propres à un produit. NCCIH — St. John’s Wort; FDA — Drug-Herbal Interactions; NICE Guidance — Depression in Children and Young People


Flacon de millepertuis à côté de flacons de médicaments et d’une notice d’information
Les interactions médicamenteuses constituent le principal enjeu de sécurité du millepertuis, et les différences entre produits peuvent modifier l’ampleur de son effet sur l’exposition aux médicaments.

Observations détaillées sur la recherche

Quel usage est réellement le mieux étayé

L’article établit une distinction nette entre la vaste réputation de la plante et un corpus de preuves plus restreint. Le millepertuis est le nom commun d’Hypericum perforatum, et la matière végétale pertinente sur le plan médical est l’herbe ou les parties aériennes plutôt qu’un nutriment isolé. Historiquement, il a été utilisé pour les troubles de l’humeur, les plaies, les irritations cutanées, les ulcères et l’inconfort digestif, mais les données modernes n’étayent pas tous ces usages de la même manière. L’usage clinique le mieux étayé est la dépression, surtout dans les formes légères à modérées, pour lesquelles plusieurs revues ont montré que certains extraits étaient supérieurs au placebo et d’une efficacité comparable à celle des antidépresseurs standards dans de nombreux cas. En même temps, les données sont moins solides pour la dépression sévère, et les usages hors dépression restent limités, incohérents ou insuffisants dans les sources officielles et les revues de preuves. NCCIH — St. John’s Wort; EMA HMPC Monograph — Hypericum perforatum; Systematic Reviews — Apaydin et al.; Cochrane Review — St John’s wort for major depression; Advances in Clinical and Experimental Medicine — Zhao et al. 2023

Pourquoi les formes, extraits et étiquettes ne sont pas interchangeables

L’une des observations pratiques les plus importantes est que le millepertuis est vendu sous de nombreuses formes — tisane, plante coupée, gélules, comprimés, poudre de plante, teintures, extraits liquides, jus exprimé, extraits standardisés, huiles et préparations topiques — mais qu’il ne s’agit pas de produits équivalents présentés dans des emballages différents. La littérature sur la dépression a surtout utilisé des extraits secs oraux standardisés, tandis que les tisanes et les préparations topiques relèvent surtout de contextes d’usage traditionnel. L’article explique aussi que beaucoup de produits ont été historiquement standardisés surtout sur l’hypéricine, alors que des travaux plus récents suggèrent que l’hyperforine est probablement un contributeur majeur à la fois de l’activité antidépressive et du risque d’interaction. La seule quantité de plante n’est donc pas un guide posologique suffisant. Le solvant d’extraction, le rapport drogue/extrait, l’origine de la plante et la stabilité des constituants déterminent les composés réellement présents ; ainsi, deux produits affichant des allégations similaires en face avant peuvent quand même se comporter très différemment. EMA HMPC Monograph — Hypericum perforatum; Journal of Pharmacy and Pharmacology — Hyperforin and Hypericin Review; PMC Review — Hyperforin and Interaction Risk; PubMed — Product Analysis Study; PubMed — Hypericin and Hyperforin Variability Study

Pourquoi les interactions dominent le profil de sécurité

Le principal danger du millepertuis n’est pas une toxicité spectaculaire de la plante seule, mais sa capacité à rendre de nombreux médicaments moins efficaces. Sur le plan mécanistique, il induit CYP3A4 et la P-glycoprotéine, avec des effets supplémentaires sur CYP2B6, CYP2C9 et CYP2C19, et l’hyperforine semble en être un facteur majeur. En pratique, cela se traduit par une diminution de l’exposition aux médicaments plutôt que par un simple effet indésirable gênant. Les contraceptifs oraux peuvent devenir moins fiables, les antirétroviraux peuvent échouer, les concentrations d’immunosuppresseurs peuvent baisser et l’exposition à la digoxine peut diminuer. Les antidépresseurs et autres médicaments sérotoninergiques, les contraceptifs hormonaux, la warfarine, la ciclosporine, le tacrolimus, les médicaments contre le VIH, la digoxine, certains antiépileptiques, certaines statines, la méthadone et certains anticancéreux sont mis en avant comme exemples particulièrement importants. Les études pharmacocinétiques chez l’humain et les avertissements des agences sont centrales dans cette conclusion, ce qui explique pourquoi ce complément est décrit comme particulièrement risqué en automédication. PubMed — Indinavir Interaction Study; PubMed — Digoxin Interaction Study; PubMed — Review of Drug Interactions; FDA — Drug-Herbal Interactions; NCCIH — St. John’s Wort

La qualité et l’authenticité varient selon les produits du marché

L’article souligne aussi que, même si la plante elle-même est étayée par des preuves, le marché ne fournit pas toujours des produits qui ressemblent à ceux utilisés dans la recherche. Les études sur les matières premières montrent une variabilité liée à la géographie, aux limites entre sous-espèces, aux filières et à la qualité des procédés de transformation, et ces différences peuvent modifier l’équilibre final des constituants. Les enquêtes sur les produits finis ajoutent une autre préoccupation : certains produits commerciaux à base de millepertuis ont présenté des problèmes d’authenticité, notamment une possible substitution par d’autres espèces de Hypericum ou par des chimiotypes distincts, et dans certains cas une adultération par des colorants alimentaires. Des travaux analytiques distincts ont montré que des produits aux allégations d’étiquetage apparemment similaires peuvent malgré tout différer de façon importante par leur teneur en hypéricine et en hyperforine, y compris d’un lot à l’autre. Ces résultats servent à expliquer pourquoi les contrôles qualité indépendants, l’authentification de l’approvisionnement et la transparence du fabricant comptent ici bien plus que pour un complément plus simple à composé unique. Frontiers in Plant Science — Raw Material Variability; UCL Discovery — Authenticity of Commercial St John’s Wort Products; PubMed — Hypericin and Hyperforin Variability Study; PubMed — Product Analysis Study

L’idée d’un faible taux d’hyperforine est intéressante, mais ce n’est pas une solution de sécurité prouvée

L’article présente les extraits pauvres en hyperforine comme une nuance utile plutôt qu’une réponse définitive. Certains chercheurs ont avancé que des produits à plus faible teneur en hyperforine pourraient réduire le risque d’interaction, et les revues notent que les préparations commercialisées varient largement par leur teneur en hyperforine. Cependant, l’avis de révision de l’EMA indique qu’aucune plage de dose clairement établie comme exempte d’interactions n’a été définie, et même les préparations plus pauvres en hyperforine ne font pas disparaître les préoccupations réglementaires en automédication. Les lacunes plus larges des données restent importantes : quelles préparations exactes offrent le meilleur équilibre entre bénéfice et risque, comment les stratégies à faible teneur en hyperforine se comportent en pratique réelle, comment les résultats obtenus avec les extraits européens classiques se transposent au marché mondial actuel des compléments, et comment conseiller les populations particulières comme les personnes enceintes ou allaitantes, les enfants et les personnes prenant plusieurs médicaments. Le message pratique de l’article est que moins d’hyperforine peut signifier moins de risque, mais pas une sécurité prouvée. PMC Review — Hyperforin and Interaction Risk; EMA HMPC Opinion — Revision of Hypericum Monograph; NCBI Bookshelf — St. John’s Wort and Lactation; NCBI Bookshelf — St. John’s Wort and Pregnancy

La catégorie réglementaire n’équivaut pas au niveau de preuve

La discussion UE/États-Unis n’est pas seulement un arrière-plan juridique ; elle aide à comprendre pourquoi les étiquettes peuvent être trompeuses. Aux États-Unis, le millepertuis est traité comme un complément alimentaire botanique plutôt que comme un médicament approuvé par la FDA ; il peut donc être vendu légalement, mais il n’est pas approuvé pour traiter la dépression. En Europe, certaines préparations d’Hypericum relèvent du cadre des médicaments à base de plantes, dans lequel la monographie de l’EMA reconnaît un usage bien établi pour certains extraits secs standardisés dans les épisodes dépressifs légers à modérés et un usage traditionnel pour plusieurs indications moins étayées. L’article souligne que ces systèmes ne sont pas interchangeables. Un complément alimentaire, un extrait standardisé utilisé dans les essais et un médicament à base de plantes enregistré peuvent tous contenir du « millepertuis », sans pour autant partager la même base de preuves, les mêmes allégations autorisées ni le même profil de risque. NIH ODS — Dietary Supplements Overview; FDA — Drug-Herbal Interactions; EMA HMPC Monograph — Hypericum perforatum

Statut réglementaire (UE et États-Unis)

États-Unis

Aux États-Unis, le millepertuis est réglementé principalement comme un complément alimentaire botanique plutôt que comme un médicament approuvé par la FDA. Il peut être vendu légalement sous forme de complément, mais il n’est pas approuvé par la FDA pour traiter la dépression, et sa commercialisation ne peut pas comporter des allégations de traitement de maladie de type médicamenteux. Les recommandations de la FDA et les avertissements aux consommateurs insistent surtout sur sa capacité à modifier l’exposition aux médicaments et à en réduire l’efficacité. NIH ODS — Dietary Supplements Overview; FDA — Drug-Herbal Interactions; FDA Consumer Update — Drug and Herbal Interactions

Union européenne

En Europe, le tableau est plus nuancé. La monographie de l’EMA sur les plantes médicinales confère à certaines préparations d’Hypericum perforatum un statut d’usage bien établi pour les épisodes dépressifs légers à modérés et un statut d’usage traditionnel pour plusieurs autres indications, mais ces positions concernent des préparations médicinales à base de plantes définies et non automatiquement tous les compléments vendus sur le marché. L’avis de révision de l’EMA souligne aussi que les interactions cliniquement pertinentes entre la plante et les médicaments sont difficiles à gérer et qu’aucune plage de dose clairement établie comme exempte d’interactions n’a été définie. EMA HMPC Monograph — Hypericum perforatum; EMA HMPC Opinion — Revision of Hypericum Monograph

En pratique : un produit au millepertuis peut être légal sur les deux marchés sans avoir le même niveau de preuve, les mêmes allégations autorisées ni le même profil de sécurité qu’un extrait standardisé étudié dans les essais ou qu’un médicament à base de plantes enregistré. NCCIH — St. John’s Wort; EMA HMPC Monograph — Hypericum perforatum

Dosage et standardisation

Extraits oraux étudiés : Les schémas courants comprennent 300 mg une à trois fois par jour, 300–600 mg une à trois fois par jour, ou 600–900 mg une fois par jour. Selon les études, le total quotidien est souvent d’environ 500–1 800 mg selon l’extrait. Le dosage en tisane est différent et relève surtout de contextes d’usage traditionnel.

Sécurité et interactions

Risque d’interaction : Le millepertuis peut induire CYP3A4, CYP2B6, CYP2C9, CYP2C19 et la P-glycoprotéine, ce qui réduit les concentrations sanguines et l’efficacité de médicaments tels que les contraceptifs oraux, la warfarine et les anticoagulants apparentés, la ciclosporine, le tacrolimus et d’autres immunosuppresseurs, les médicaments contre le VIH, la digoxine, certains antiépileptiques, la méthadone, certaines statines et certains anticancéreux.

Associations sérotoninergiques : Le fait de l’associer à des ISRS, des IRSN ou à d’autres médicaments ou compléments sérotoninergiques peut augmenter le risque de toxicité liée à la sérotonine.

Autres points de sécurité : Les effets indésirables rapportés comprennent des troubles digestifs, des vertiges, de la fatigue ou de la somnolence, et une photosensibilité. Son usage pendant la grossesse n’est généralement pas recommandé, les données pendant l’allaitement sont limitées, les enfants et les adolescents ne devraient pas l’utiliser systématiquement pour la dépression, et les personnes devant subir une intervention chirurgicale peuvent se voir conseiller de l’arrêter au moins cinq jours avant.

Conclusion

Le millepertuis est à considérer avant tout comme un complément à base de plantes pharmacologiquement actif plutôt que comme un nutriment. Certains extraits oraux standardisés sont les mieux étayés pour les symptômes dépressifs légers à modérés, tandis que les données sur la dépression sévère et de nombreux autres usages mis en avant restent limitées, contrastées ou insuffisantes.

Il ne constitue pas non plus une catégorie de produits uniforme. Le type d’extrait, la standardisation, la teneur en hyperforine, la qualité de la matière première et les pratiques de fabrication peuvent influencer à la fois l’efficacité et la sécurité, et des interactions médicamenteuses cliniquement importantes sont bien documentées. L’approche la plus équilibrée est une attitude prudente et respectueuse plutôt que l’exagération ou le rejet.

Avertissement

Avertissement : nous faisons de notre mieux pour trouver des informations pertinentes, exactes et aussi à jour que possible, issues à la fois du domaine public et de la recherche clinique et médicale. Nous recommandons de consulter les sources scientifiques pour obtenir des informations officielles sur le sujet. Ce contenu ne constitue pas un avis médical. L’état de santé varie d’une personne à l’autre et nous conseillons de consulter un médecin avant de prendre des compléments.